Retard de développement

Chez les enfants nés avec une insuffisance pondérale et ayant souffert de malnutrition, de soins inadéquats et de carences nutritionnelles imputables à des affections répétées, le rapport taille-âge est inférieur à celui des autres enfants. Un tel retard est un signe évident d'échec durant la période de croissance précoce.

La privation alimentaire et de soins qui ralentit la croissance durant la période critique des deux premières années d'un enfant risque également de limiter son développement mental et ses capacités d'apprentissage, ce qui aboutit souvent à des résultats scolaires médiocres et à l'abandon de la scolarité.

Dans les pays en développement, environ 39 % des enfants de moins de 5 ans souffrent d'un retard de croissance, soit au total quelque 209 millions d'enfants, les pourcentages les plus élevés ayant été enregistrés en Asie et en Afrique subsaharienne.

Les causes immédiates du retard de croissance chez les jeunes enfants sont les carences alimentaires et la récurrence des affections. Ce cercle vicieux est lui-même causé par la pauvreté qui empêche les familles de prodiguer à leurs enfants les soins voulus. Par exemple, dans une communauté pauvre, la difficulté d'accès à une eau salubre ou à un dispensaire se répercutera sur le niveau des soins qui pourront être prodigués.

On constate également un retard de croissance chez les bébés dont les mères sont mal nourries ou qui ont elles-mêmes souffert d'un tel retard.

Le retard de croissance est généralement irréversible, de même que ses effets. Les enfants dont la croissance est ralentie ne rattraperont jamais les centimètres perdus et beaucoup n'atteindront jamais un poids normal. Une fois passée la petite enfance, leur développement cognitif sera le plus souvent entravé à vie par les séquelles du retard de croissance.



http://www.unicef.org/french/pon00/leaguetos1.htm