Joy-Noémie - un cadeau exceptionnel ...

Joy est née en France. Ses parents lui ont donné le nom de Noémie (qui signifie charmante, bienveillante). Ils ont eu beaucoup de joie à la venue de leur premier enfant. Comme on dit si bien, ils attendaient un enfant désiré. Pourtant leur Noémie ne correspondait pas à leur imagination, car elle est née avec la trisomie 21. Cet handicap était un défi pour les parents. Ils ne pouvaient pas accepter que leur enfant soit ainsi. Au troisième jour, Noémie a été donnée comme pupille à l’Etat. Cette petite fille a survécu à la grossesse seulement parce que sa mère était encore jeune, et que, par conséquent, elle n’a pas fait faire de tests prénataux, sinon, aujourd’hui Noémie ne serait certainement pas en vie.

Après dix jours d’hôpital, elle est allée dans un foyer pour enfants.

Comment cela se fait-il que nous avons eu connaissance de cet enfant plus d’un an après ?

Comme nous remettons toujours notre quotidien dans les mains de Dieu, nous prions Jésus Christ de nous montrer sa volonté pour notre vie. Nous avions participé, en 1991, à une réunion de prière, confiant principalement notre avenir. Pendant ce temps, Priska a reçu une image de Dieu, sur laquelle figurait un bébé souffrant de trisomie 21, lequel naîtrait en 1996. Cet enfant toucherait beaucoup notre famille; telle est son impression à ce moment-là. Comme nous n’avons pas eu, jusqu’à fin 1996, d’enfant trisomique, ni eu connaissance d’un tel enfant dans notre entourage, nous étions préoccupés de nouveau de ce que Dieu avait bien voulu alors nous faire savoir.

Ensemble, avec nos quatre enfants biologiques, nous avons commencé à prier pour cet enfant inconnu de nous. Lorsque nous avons eu connaissance de l’œuvre «Emmanuel», il nous est apparu bientôt que ce serait le bon chemin pour notre famille: notre cœur se languissait d’accueillir un enfant trisomique dans notre famille. En octobre 1997, lorsque nous avons pu participer à la rencontre annuelle des familles «Emmanuel», encore en tant que profanes, nous étions bien décidés d’affronter les obstacles de l’adoption. Pour nous, il était aussi important de nous sentir soutenus et aidés par différentes personnes.

Nous désirions savoir si, en Suisse, il se trouvait un enfant qui attendait une famille d’adoption. Comme aucune réponse ne nous est parvenue après l’envoi d’environ 3000 lettres par l’œuvre «Emmanuel» à tous les hôpitaux, médecins et administrations de Suisse allemande, nous nous sommes décidés pour un enfant de France.

En février 1998, nous avons entendu parler de Noémie pour la première fois. C’était un événement très spécial, quand nous avons tout à coup eu dans les mains la photo de notre cinquième enfant. Nous avons eu pratiquement les mêmes sentiments que lors d’une naissance «normale». Pour nous, c’était particulièrement impressionnant de savoir que cette petite fille était effectivement née en 1996.

Déjà en 1991, la vie de Noémie faisait partie intégrante des plans de notre Créateur pour ce monde et ainsi pour notre famille. Ceci est pour nous encore une confirmation que nous sommes sur le droit chemin. Parce qu’une de nos filles se prénomme Naemi, il nous a paru nécessaire de choisir un autre prénom pour Noémie. Comme nous avons eu tellement de joie à avoir cet enfant, nous l’avons appelée JOY, ce qui veut dire dans notre langue JOIE.

Au foyer pour enfants, nous avons gagné sa confiance d’emblée avec ce chant:

J’aime Joy, et elle est au fond de mon cœur, au fond, au fond, au fond, de mon cœur.
Joy, Joy, Joy et elle est au fond de mon cœur, au fond, au fond, au fond de mon cœur.
Jésus me l’a donnée et personne ne peut nous la prendre, la prendre, la prendre.
Uhi ... !

Joy nous aimait et nous l’aimions. C’était une sorte de coup de foudre. Le foyer était très beau et les responsables très prévenantes, à tel point que nous avons bien profité de notre «séjour maternité» avec notre cinquième enfant.

21 mars 1998 ! C’est le jour de notre retour à la maison avec Joy. Même qu’elle ne connaissait pas les voyages en voiture, elle était très contente et a même dormi par ci par là pendant le trajet qui a duré cinq heures. Pendant plus d’une semaine, nous avions laissé les enfants sous la protection des grands-parents et ils attendaient leur nouvelle petite sœur impatiemment. L’arrivée de Joy fut une grande fête pour eux, ils priaient depuis des mois pour elle. Nos enfants aussi ont aimé Joy au premier coup d’œil et même aujourd’hui, un an plus tard, nos aînés se disputent pour pouvoir jouer avec elle.

Pour Joy, une toute nouvelle vie a commencé, une vie avec maman, papa et des frères et soeurs qui sont toujours là pour elle. Elle a dû apprendre que maman revient toujours, même si elle s’absente de courts instants. Cà nous motive beaucoup que Joy se soit habituée si vite à notre famille.

Elle a aussi très vite réalisé où elle est à la maison, car après chaque visite que nous faisions, elle respirait plus librement lorsque nous étions de retour à la maison.

Aujourd’hui, un an plus tard, nous nous réjouissons encore chaque jour de la voir, de tous les progrès qu’elle fait, et surtout, tout simplement, qu’elle soit là et enrichisse notre vie

Par Joy, nous avons aussi toujours l’occasion de parler aux autres du Père qui est au ciel.

Nous n’aimerions pas que les gens trouvent simplement sympa le fait que nous ayons adopté un enfant handicapé. Notre voeu est que les gens puissent y reconnaître le grand amour de Jésus Christ.

Pour conclure, nous aimerions ajouter que ce pas dans notre vie a été bénéfique ! Joy est pour nous et notre entourage un immense cadeau de Dieu. Nous voulons le remercier et lui rendre hommage.

par Priska et Andreas